Question:
Comment savoir que l'on sait vraiment ?
Ending
2009-12-14 18:36:10 UTC
Cette phrase de ce sage m'a inspirée cette question.

« Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait; ce qu'on ne sait pas,savoir qu'on ne le sait pas: c'est savoir véritablement »
[Confucius]

Merci pour vos commentaires
Treize réponses:
toussaint p
2009-12-17 01:37:27 UTC
Bonjour, Zulich !

Comment te répondre ?

J'ai l'impression que plus j'en apprends moins j'en sais, plus je grandis et plus je me sens petit, infime....

C'est un peu comme si l'on grimpe dans une tour. Plus on monte, plus loin on voit, on découvre, jusqu'au moment où on s'aperçoit que l'on ne découvrira jamais tout, même en vivant mille vies.

Une image me revient, celle d'un savant, homme cultivé et, donc, d'immense culture, un Arabe des temps anciens, qui se promenait dans le désert, accompagné. Son ami lui chanta ses louanges et immenses connaissances. L'autre se baissa, prit une poignée de sable et lui répondit "voilà ce que je sais."
PascalB
2009-12-15 01:31:55 UTC
Cette question est importante mais, avant de pouvoir y répondre, il faudrait "savoir" ce qu'on entend par savoir et il y a plein de questions qui se posent quand on y réfléchit. Y a-t-il une nuance entre savoir et connaître, du moins conventionnellement? Quelle est la différence entre savoir et savoir faire? Savoir une fable de La Fontaine par exemple et savoir réparer une roue relève-t-ils de la même notion de savoir ou est-ce fondamentalement différent? Savoir suppose-t-il comprendre? Savoir suppose-t-il obligatoirement qu'on ait appris de quelqu'un d'autre ou peut-on ranger le savoir découlant de sa propre observation (le savoir du savant ou chercheur) dans la même catégorie? Sinon, lequel de ces deux savoirs a le plus de valeur?



Si, pour simplifier, on se limite au savoir résultant d'un apprentissage, je dirais que savoir, c'est être capable de formuler autrement ce qu'on a appris et l'utiliser autrement que comme on l'a appris. Par exemple tu apprends une langue donc un vocabulaire et une syntaxe. Peux-tu dire que tu sais l'anglais si tu ne peux que donner l'équivalent anglais d'un mot français ou inversement ou traduire mot à mot une phrase dans un sens ou dans l'autre? Tu sais certes quelque chose mais si tu ne peux formuler ou comprendre spontanément une phrase exprimée dans l'autre langue, à quoi te sert ta connaissance? Savoir sans savoir faire n'aurait donc que peu d'intérêt et la composante utile, pratique du savoir est essentielle pour dire "je sais". Il n'empêche que savoir ressortir par coeur un vocabulaire étranger est tout de même et incontestablement un savoir.

Une autre piste est dans le jugement porté par autrui. Peut-on dire que tu sais (l'anglais, la mécanique, enseigner, chanter, faire le ménage,...) si personne ne juge que tu sais, voire si une seule personne de bonne foi conteste ton savoir?

Donc, j'en arrive à la conclusion suivante : on ne peut dire sans se tromper "je sais" que pour ce que j'appellerai des miettes d'un champ de connaissance. Par exemple, on peut dire si personne ne le conteste : je sais que Zulich a posé cette question tel jour et qu'il a obtenu telles réponses, pour peu que je puisse m'en rappeler. On peut dire aussi "je sais traduire tel mot dans tel contexte et dans telle langue". Mais dès qu'on s'écarte d'un champ aussi rétréci, on ouvre la porte à la contestation de son savoir par autrui et on acquiert soi-même des doutes sur sa propre capacité à reformuler ou utiliser les miettes de savoir qu'on considère incontestables.
Smiley***
2009-12-14 18:58:57 UTC
"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien" Socrate
Flower Power - Peace & Love
2009-12-14 18:48:09 UTC
On ne sait jamais vraiment. On peut vivre au delà de 100 ans et constater qu'on ne saura jamais.



http://www.youtube.com/watch?v=orDR4JA91F4
akyshiro
2009-12-17 04:43:55 UTC
Un autre illustre personnage a dit un jour : "Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien"

Socrate en fait...



C'est peut-être ce que j'aimerais comme épitaphe car c'estte pensée philosophique aura conduit toute ma vie. Jusqu'ici en tout cas...



Savoir... Ne pas savoir... tout est en éternel mouvement, car en éternelle évolution.

Dès lors, il m'est difficile de compter pour acquis quelque notion quelle qu'elle soit. Je ne vais pas vous dire que je réfute tout et tout le monde mais rien n'est réellement vrai. C'est à nous de façonner notre perception, notre vision, nos sens et aussi de se remettre constament en question sans pour autant se perdre dans ces réflexions souvent salvatrices humainement ou tout simplement souvent socialement.



Je finirai par remettre en question la partie de départ ; <> on ne peut pas toujours savoir ce que l'on sait et je me base sur mon expérience personnelle car j'ai été victime d'un accident qui a causé une amnésie à 90%. J'ai pu récupérer quelques souvenirs, quelques notions....mais le reste est perdu. Du moins je l'ai pensé durant 5 ans puisque ma semaine dernière, dans un domaine effacé/perdu, j'ai pu résoudre un problème sans plus avoir aucun autre souvenir de ces anciennes aptitudes. Je précise que l'accident date de 10 années et que j'ai vraiment tout tenté pour récupérer, raviver etc etc ce qui pouvait l'être..



Dans un autre registre, bien avant l'accident, j'avais eu quelques flash de connaissances comme je le disais avant car des informations, des données, des aptitudes se sont révélées sans aucune préparation, sans aucun enseignement... et j'aime à penser que certaines traces ou certains souvenirs sont remontés des profondeurs de la vie, de ma vie... Je suis boudhiste et il est vrai que pour moi le cycle des renaissances est une casi réalité sinon, une casi évidence...

Mais cela engage une foi, une croyance, une expérience... que je ne vous livrerai pas ici.



Pour finir, Confucius est indubitablement illustre pour ne citer que cet adjectif mais Sa sagesse, comme tout autre, à ses limites que je viens de vous expliciter plus haut : on ne peut pas toujours savoir ce que l'on sait ou ne sait pas. Dès lors, on peut pas parler de savoir "véritable"...ce qui pour moi, est déjà absurde dans l'absolu.



Bonnes fêtes et bonne santé



Buddha bless you
anonymous
2009-12-15 12:15:38 UTC
Comme le dit Confucius, c'est un processus réflexif, qui implique que l'on s'interroge sur son savoir, avec les connaissances que l'on possède.

Notre savoir est par conséquent toujours relatif, et contingenté par nos limites neuronales. On ne peut juger de ce qu'on connait que dans la mesure on possède déjà une connaissance a minima du domaine abordé. Il est donc important savoir que l'on ne sait pas, connaître ses limites.



Le savoir est également un processus continu. En effet, nous acquérons des connaissances principalement par deux moyens : l'expérience directe, et les media, qui sont un savoir "de seconde main", si on peut dire. Mais ces connaissances acquises peuvent se périmer, parfois rapidement, et supposent qu'on les confronte régulièrement à l'épreuve de la réalité. C'est notamment ce qu'on constate dans la recherche scientifiques, où les connaissances sont régulièrement actualisées.



En conclusion, le savoir est toujours à relativiser, il est par nature (la nôtre) lacunaire, changeant et souvent soumis à interprétation, il est donc de mise de rester modeste par rapport à toutes les informations que l'on a pu accumuler, en se souvenant que la somme de tout ce qu'on sait n'est rien face à la somme de son ignorance...
Anael
2009-12-15 06:19:15 UTC
C'est de la pleine connaissance de soi même.

On sait quand tout l'être répond affirmativement au sujet, là on sait. On sait quand on aime et quand on est aimé, nul contrainte en soi.

Il faut que bien s'écouter et recevoir en toute sincérité et ouverture les réponses. Ce qu'on sait, on sait car la réponse se présente elle même; ce qu'on ne sait pas ne vient pas du profondeur comme réponse. Mais on peut la trouver plus haut, de là il y a toujours une réponse, si on est prêts à les recevoir. Autrement, l'attente...

Je crois sincèrement que profondément en nous il y a la réponse à toute chose. Ce qui nous empêche de savoir c'est l'impuissance de recevoir en conscience les savoirs...



Savoir qu'on sait ou ne pas savoir et savoir qu'on ne sait pas c'est de la sincérité qu'on vit avec soi même et de la connaissance de soi.

Bisou
?
2009-12-15 02:19:11 UTC
Si vous permettez, je dirai: Savoir ce que l'on ne sait pas.

Car le savoir est en réalité l'aboutissement à une nouvelle question.

Plus on est savant, plus nos questions sont nombreuses.



Moi je vois un ciel plein d'étoiles que j'admire.

Le savant (le pauvre) il ne voit rien. Il suppose que l'univers est fait de très peu d'atomes, de trous noirs et d'énergie noire.



Un poète a dit:



L'homme savant est torturé par son cerveau

et l'ignare, en plein ignorance, il se réjoui et se trouve tout beau.
Michele M
2009-12-14 23:06:51 UTC
et bien a partir du moment ou tu sait tu te comporte comme beaucoup de gens a la rue

plein de leur certitude et de leur diplôme dans la poche , tu te couvre d'une certaine superiorite ,méprisant ceux que tu considère comme tes inférieur

ne prenant plus le temps de découvrir tout se que tu ne connais pas cela a mit un point a ton ouverture d'esprit fini tu est vieille

et pourtant certain ne désiré pas mourir parce qu'ils apprenne tout les jours quelque chose

donc on ne sait jamais

la vie est une découverte constante

le seul ennui c'est la peur mère de tout les mots de la terre
andrebreton2001
2009-12-14 21:40:14 UTC
Socrate disait : "Ce que je sais, c'est que je ne sais rien".



Qu'est-ce à dire?



"Je sais que je ne sais rien (en grec ancien « ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα » hén oȋda hóti oudèn oȋda, et en latin « scio me nihil scire ») est une maxime attribuée au philosophe grec Socrate.

Elle est plus connue que la traduction littérale du grec ancien également utilisée qui donne « je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien ».



Pour moi, cela veut dire :

"Je sais que je suis qu'un homme, rien qu'un homme mais un homme doué d'esprit et d'intelligence.

Je sais que la Vérité vraie m'est inaccessible".

Cette déclaration de Socrate est aussi ironique envers ceux qui prétendent savoir.





Voici, dans 'Google",

1/ l'avis de Jean-marc Loisolire de Paris :

"Socrate veut nous dire par là que le début de la sagesse est de reconnaître les limites de sa propre connaissance. Cette phrase se veut aussi un peu ironique. Socrate, en homme de savoir, critique ceux qui indiquent ne rien savoir pour échapper aux questions." (12 octobre 2009)



2/ Celui , plus développé, de Philippe Muller de Fontenoy :

"Mais si cette ignorance, si ce non savoir, est recouvert d'une bonne volonté (naïve) pour en savoir un peu plus, d'une humilité (qui se raconte des histoires), d'un aveu d'ignorance angoissée, ou de toute autre état d'âme frustrée : ce "je ne sais pas" est une sorte de souffrance, déclarée ou non, sourde ou aveugle. Le "je sais que je ne sais pas" de Socrate est, selon mon expérience, la première et ultime étape de la philosophie. Il s'agit évidemment de ce que j'appelle la "philosophie vécue" (pensée, aimée et sentie), qui change profondément la vie. Mais voilà, nous avons ramené la sentence socratique à une déclaration horizontale, sans réelle profondeur, sans réelle présence, "sans rien". Je pense que le dernier ouvrage de François Roustang, sur la philosophie de Socrate (autre piste de recherche), donne un aperçu tout nouveau à cette question qui, que nous le voyons ou non, est profondément en racinée en chacun d'entre nous. Quoiqu'il en soit, la meilleure façon de comprendre cette constatation de Socrate, c'est d'en vivre sa plénitude. P.S. : Si cette approche vous paraît trop mystique, c'est que vous avez quelque opinion défavorable à l'égard de cette dimension de l'être. Il ne s'agit pas pour autant d'accepter le mysticisme pour vivre notre ignorance. Il faut plutôt revenir à nous-même, à cet état premier où "je ne sais pas" devient une "clé de vie"." (20 novembre 2009)



A vous de savoir ce que vous en pensez !
legaijine
2009-12-14 20:04:27 UTC
la certitude de savoir lorsque l'on sait ou inversement lorsque l'on ne sait pas ,gage de veritable savoir ,telle que développée par la citation m'emmene ineluctablement à faire un rapprochement avec le doute car le doute est le voile qui nous ebranle dans nos certitudes. Le doute qui est par ailleurs un sujet determinant dans l'accession du savoir d'un point de vue epistemologique.En clair "on sait " lorsqu'on a vaincu le doute ,donc lorsqu'on a acquis la certitude de notre savoir.
anonymous
2009-12-14 23:41:36 UTC
Cest ce qui s'appelle tout simplement avoir "La Connaissance", par opposition à l'Ignorance.

Savoir que "l'on est", c'est la Connaissance". Et la Connaissance, c'est savoir que nous ne sommes, en réalité, que Bonheur, Amour, Béatitude, Bonté, et Félicité.

Croire que "l'on est ceci, ou cela" : c'est l'ignorance.

Confondre le SOI avec l'égo, c'est l'Ignorance, et la cause de toutes nos maux, de toutes nos souffrances, et de tous nos malheurs.

Tant que nous confondons le SOI éternel, Immortel et Infini avec notre ego limité, corruptible, et éphémère :nous sommes dans l'ignorance, et ne pouvons connaitre, ni Bonheur, ni Paix, ni Amour vrai.

La Connaissance, SEULE , est la réalité.

L'ignorance, c'est l'illusion; c'est à dire, c'est ce qui n'a aucune réalité.

La Connaissance, c'est ce que nous sommes réellement.

Tout ce qui est né doit mourir : seul ce qui n'est jamais né ne meurt jamais.

... Et nous sommes toutes et tous, "non ce qui est né et qui doit mourir": Mais ce qui n'est jamais né, et, qui, de ce fait, ne peut mourir.

Quand on a compris cela, on a réalisé notre être Véritable : et l'on a compris en même temps le sens Véritable de notre vie humaine, ainsi que la seule façon dont nous devons la vivre, au-delà du monde des apparences.

Il n'est plus alors aucune question : car nous comprenons que nous sommes nous-mêmes la réponse à toutes nos questions.

Tout cela est très simple à comprendre, et rejoint parfaitement cette très belle réflexion de Confucius que tu viens de nous citer.
?
2009-12-14 18:44:21 UTC
C'est tres tres tres dur.

Meme ce que l'on voit, meme ce que l'on touche, on ne peut pas le certifier.

Apres tout meme nos sens nous jouent des tours.

Je suis pas un grand philosophe mais ma reponse serait:

"La seule chose que tu peux savoir, c'est que tu ne sais rien, tout n'est que croyance."


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